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ObjectErstein: la raffinerie de sucre.

L'agriculture

L'agriculture a été longtemps l'activité fondamentale de la région, axée sur la polyculture céréalière pratiquée sur des terroirs d'openfields par des communautés villageoises. Précocement intensive, elle inclut assez tôt des cultures commerciales (garance, tabac, puis houblon et betterave à sucre) et remplaça la jachère par les fourrages artificiels pour l'élevage associé au système de culture.


Le vignoble est également très ancien. Il s'était démesurément étendu après 1871 au détriment de la qualité et s'est réorienté au XXè siècle sur les productions A.O.C. (vins d'appellation d'origine contrôlée) désignés par les cépages (sylvaner, muscat, pinot, riesling, gewürztraminer) ; le "crémant" (mousseux) connaît un grand succès actuellement.

Une extension récente des terres A.O.C. ( 13% entre 1979 et 1988) permet à la production de dépasser le million d'hectolitres, répartie entre 6 550 exploitants (7.400 en 1979) qui se partagent 13 500 hectares (la vigne occupe une surface totale de 14 740 ha). La vente est assurée par des négociants (40% environ) ou par des coopératives (de 25 à 30%), et 30% sont vendus directement par des viticulteurs manipulants. Le produit représente à lui seul 25% de la production agricole régionale - alors que la vigne ne couvre que 4 % de la surface agricole - et se positionne bien à l'exportation (cinquième rang en France pour les vins).


Le houblon, lié à l’industrie brassicole, a connu une forte concentration des surfaces (le dixième de 1883, soit 475 ha) et des planteurs (de 3 000 en 1955 à moins de 300 actuellement) mais garde, en tonnage, une bonne stabilité (1 100 t); de même pour le tabac dont la production, 6 900 tonnes, est inférieure de moitié à celle des années 1950.

La production de betterave à sucre était aussi très éparpillée (répartie sur 6 000 exploitations en 1950). Il s'y est opéré une concentration des producteurs équipés de façon moderne (940) pour fournir 250 000 tonnes (quotas stabilisateurs) traités à la sucrerie d'Erstein.

L'Alsace est aussi connue pour ses choux à choucroute, ses légumes et fruits alimentant des conserveries.

Mais les céréales gardent la place principale avec 48,1% de la surface agricole utile : blé tendre (310 000 tonnes), orge (160 000 tonnes), maïs grain en grand progrès (25% de la surface agricole utile), maïs fourrager, dont la place est désormais considérable dans les pays de rieds.

Les surfaces toujours en herbe régressent (33,7% de la surface agricole utile en 1979, 27,6% en 1988), ne se maintenant que dans l'espace vosgien et partiellement dans le Sundgau, l'Alsace Bossue, le pays de Hanau.

En revanche, prennent place désormais avec des gains considérables le colza (4 900 ha en 1970, 11 150 en 1988) et le tournesol inexistant encore dans les années 1970 (près de 5 000 ha en 1988).

La polyculture a cédé le pas devant des exploitations spécialisées et profondément modernisées moins nombreuses qu'autrefois. Les 102 000 exploitations de 1907, les 64 600 de 1955 sont ramenées à 22 533 (1988): non par abandon des terres, mais par concentration en unités plus grandes. Celles qui avaient moins de 5 hectares (55,6% en 1955) ne comptent plus que pour 46% (vignoble compris), et celles de 5 à 20 hectares (41% en 1955) pour 28 p. 100. Celles de taille moyenne (de 20 à 50 ha) passent de 2,1% en 1955 à 19,6%, et les plus grandes de 1 3 à 6,4%. 42 % des espaces travaillés sont le fait des exploitations moyennes, et 31,8 % sont aux mains des plus grandes fermes. Très largement remembré, le parcellaire se prête mieux à la mécanisation et à l'agriculture moderne. Dans le même temps, les actifs agricoles sont passés de 25 % en 1936 et 21 % en 1954 à 3,7% en 1988.