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Les sites alsaciens
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Référence : histoire | géographie | tradition | maison alsacienne | gastronomie | vignoble
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ObjectAndlau. Vue générale.

L'organisation régionale

On distingue plusieurs ensembles longitudinaux. A l'ouest, du haut Sundgau à l'Alsace bossue, un arc englobe les contrées vosgiennes, en difficulté (déprise agricole, industries en récession ou de densité moindre, vieillissement) mais avec des potentialités touristiques " de nature " et de patrimoine. On s'efforce d'en organiser l'aménagement et le développement (contrats de développement, de Pays d'accueil touristique, parcs naturels régionaux, " Vosges du Nord ", " Ballons ") pour y maintenir les habitants.

Le vignoble, plus stable, doit sa richesse à ses productions et à ses villes attrayantes et vivantes. À l'est, le long du Rhin corrigé (1836-1876), régularisé (1870-1890), puis complété par le grand canal d'Alsace a grand gabarit (et le système de boucles qui le complète depuis 1956), dix centrales hydroélectriques et la centrale nucléaire de Fessenheim ont été construites, faisant de l'Alsace une région riche en énergie et ouverte à une batellerie de 1 300 tonnes. On a un moment pensé y développer un " boulevard industriel " doté d'amples zones industrialo-portuaires (années 1960). En fait n'ont pris corps que celles qui sont proches des grandes villes: Saint-Louis-Huningue (Bâle), Ottmarsheim (Mulhouse), Neuf-Brisach (Colmar) et, bien entendu, Strasbourg, port rhénan dès 1900, agrandi et devenu port autonome (1924). L'industrialisation, puis l'équipement plurimodal (Eurofret, trafic de conteneurs) ont cherché à compenser la réduction de la fonction de redistribution induite par la canalisation de la Moselle (chute du trafic lorrain) et à contrebalancer la concurrence de Bâle comme port terminus de la navigation rhénane (trafic actuel de Strasbourg: 4 Mt/an hors tonnage des graviers).

Toutefois, l'organisation est dominée par l'armature urbaine, hiérarchisée après 1850-1880. Trois agglomérations majeures commandent ce réseau.

La métropole en est Strasbourg, vieille cité marchande rhénane (XIIIè-XVIè) s.), qui a repris au XIXè siècle une place importante grâce à sa position de carrefour et à ses infrastructures (routes, canaux, rail, port), à des fonctions économiques étoffées (industries, banques, grossistes et détaillants, services marchands), et à l'administration (elle fut capitale du Reichsland d'Alsace-Lorraine entre 1871 et 1919). Capitale de région après avoir été " métropole d'équilibre ", siège d'institutions européennes, pôle culturel et intellectuel (3 universités, 54 000 étudiants), deuxième ville de congrès de France, pôle touristique de renom, ce chef-lieu compte, en 1990, 388 500 habitants dans son agglomération, 425 860 dans l'aire de sa communauté urbaine (27 communes) et 500 000 dans sa zone d'emploi. Ses relais directs sont Haguenau (agglomération de 33 700 hab.), chef-lieu de sous-région pour l'Alsace du Nord, Saverne, rayonnant sur le nord-ouest du Bas-Rhin (15 000 hab.), et Sélestat (15 500 hab.), dont l'aire d'influence est disputée par Colmar.

Colmar, chef-lieu du Haut-Rhin, au coeur du vignoble et du tourisme régional, est la capitale judiciaire de l'Alsace et le troisième pôle industriel régional (agglomération de 83 820 hab.).

Mulhouse domine pour sa part le sud de la région et constitue le deuxième foyer alsacien, en une aire urbaine multipolaire allant des Vosges au Rhin, du bassin potassique au bas Sundgau. L'agglomération compte 233 850 habitants et le bassin d'emploi 273 400. " Manchester français " au moment de l'apogée du textile, elle est restée fortement industrielle, avec de grandes unités; mais elle développe, de nos jours, ses activités tertiaires: services aux entreprises, université à orientation technologique 5 000 étudiants), fonction " transports " carrefour autoroutier et aéroport international avec Bâle). Ses musées techniques sont ses fleurons. Elle s'appuie sur Saint-Louis (agglomération de 35 000 hab.) pour son rayonnement vers le " secteur des trois frontières " (sud-est), sur Altkirch pour le Sundgau et, pour les Vosges, sur Thann-Cernay (28 900 hab.) et Guebwiller (26 000). Elle anime en outre un " réseau de villes " avec Colmar et Belfort-Montbéliard.
La fixation de la population, de l'emploi et du secteur tertiaire amorce ainsi une bipolarisation alsacienne plus forte.

L'Alsace actuelle s'efforce de devenir une région française active, compétitive, offrant un bon niveau et une bonne qualité de vie, en même temps qu'une région ancrée sur l'économie dynamique des pays du Rhin supérieur (Eurorégion).