Musée de Haguenau : verres d'époque mérovingienne.

497-640 : l'Alsace Mérovingienne.

Dans cette période chaotique, les Alamans ne restent pas longtemps maîtres du pays : En 486 le Franc Clovis s'empare du Nord de l'Alsace en battant les Alamans à Tolbiac (Wissembourg? Kochersberg? Cologne ?); les Francs, désormais maîtres d’une partie de la Gaule et des deux rives du Rhin s'installent dans le reste de l'Alsace sauf dans le Sundgau (Remplacement des noms alamans en "ingen" par les noms francs en "heim"). Sans doute pendant un ou deux siècles, Alamans, Francs et Gallo-romains vécurent côte à côte avec leurs coutumes et lois propres avant de s’assimiler lentement.

L'une des tâches de la royauté franque est d'unifier leurs conquêtes, ce en christianisant le pays. Au milieu du VIè, l'évêché de Strasbourg est réorganisé avec à sa tête le franc Arbogast qui reçoit en Haute Alsace du roi Dagobert la région de Rouffach, le "Haut Mundat". Le sud de la région (« Sundgau ») constitue avec la région de Porrentruy l’évêché de Bâle. L'oeuvre de christianisation est poursuivie par Florent et surtout Ansoald qui assiste au concile de Paris en 614. On érige des églises rurales et des monastères (Burnkirche d’Illfurth, églises d’Avolsheim…), on multiplie les paroisses. Dès les VIè-VIIè on vénère Martin de Tours, Etienne, Jean Baptiste, Pierre... Dans le Sundgau oeuvrent les moines Irlandais et Ecossais, et dans le reste du pays les moines Bénédictins.