Frédéric II, le " Gamin d'Apulie ".  Buste provenant d'Italie du Sud.

1214: Frédéric II.

Ambitieux, cruel, philosophe et poète, remarquable politique, plus italien qu’allemand, Frédéric II , «Stupor mundi», est très lié à l'Islam, possédant une garde personnelle musulmane ainsi qu'un... harem. Malgré ses déboires avec la Papauté et une croisade grand-guignolesque, il garde un prestige énorme dans toute la Germanie.

Il porte à l'Alsace "La plus chère de mes possessions familiales" une affection toute particulière. Il y réside souvent entre 1212 et 1220 et y revient en 1235 et 1236. Cela n'empêche pas la guerre de sévir en Alsace entre 1225 et 1235 à cause de la succession des Eguisheim-Dabo. L'évêque de Strasbourg, Berthold de Teck (1223-1245) se révolte contre l'Empereur: Henri VII, fils de Frédéric et régent d'Allemagne est obligé d'assiéger Strasbourg.

Mais à son tour, en 1234, Henri VII se révolte contre son père, entraînant les nobles d'Alsace. L'Empereur apparaît sur le Rhin en 1135 et la révolte tourne court. Berthold tombe en disgrâce et la ville de Strasbourg est placée sous immédiateté de l’empire, ce qui soulage les habitants…

Frédéric II repart en Italie en 1237. Sa politique italienne va l'opposer au pape Innocent IV en une lutte féroce dont il sortira totalement affaibli. En 1245 il est déchu du trône par Innocent IV. Berthold de Teck reprend la lutte, suivi par son successeur Henri de Stahleck (1245-1260): l'évêque reprend beaucoup de fiefs impériaux et participe à l'élection de l'anti-roi Henri Raspe en 1246. Avant même la mort de Frédéric II en 1250, la puissance des Hohenstaufen est réduite à néant en Alsace.