Gaspar Hédion. Portrait par Hans Baldung Grien. Extrait de l'ouvrage " Eine duserlessne Chronik vom Anfang der Welt... " 1543, BNUS.

1519 : un certain Martin Luther.

Les thèses de Luther sont affichées par quelques Strasbourgeois dès le début de l'année 1519 aux portes des églises et couvents de Strasbourg, notamment pour protester contre le refus des chapitres et couvents de livrer leurs stocks de blé aux nécessiteux, face à la pénurie générale.

Entre 1520 et 1523, de nombreux ecclésiastiques sont démis de leurs fonctions par le Chapitre et les évêques, car ils professent les thèses de Luther: le premier est Pierre Philippe, prédicateur à Saint Pierre le Vieux. Ils deviennent aussitôt de fervents défenseurs et propagateurs de la Réforme, comme Mathieu Zell, archiprêtre de la cathédrale, Wickram (successeur de Geiler), Symphorien Pollio.

Ils sont soutenus par de grands humanistes, tels Wolfgang Capito de Haguenau, Martin Bucer de Sélestat, Caspar Hedio de Baden, qui rejoignent Strasbourg. Rapidement, la majorité des édiles de la "République libre", trop contente de contrarier l’évêque, est acquise aux nouvelles idées. Mulhouse et Bâle avaient donné l’exemple dès 1518.