Le général Kléber.

1800 : 14 juin : exit Kléber.

Strasbourgeois né le 9 mars 1753, fils de maçon, Jean Baptiste Kléber apprend l'architecture à Paris avec Chalgrin, puis se lance dans la carrière des armes en 1775. Il sert en Autriche, revient en France en 1783, retrouve un poste d'architecte: il promeut le néoclassicisme en Alsace entre 1784 et 1792 en occupant le poste d'inspecteur des bâtiments publics en Haute Alsace.

En décembre 1791 il s'engage dans l'armée révolutionnaire pour un brillant destin. Il résiste début 1793 aux Autrichiens qui l'ont enfermé dans Mayence et ne se rend que le 25 juillet avec les honneurs de la guerre. D'août 1793 à mai 1794 il sert en Vendée contre les Chouans. Le 26 juin 1794, il est l'un des artisans de la victoire de Fleurus sur les Autrichiens et de la prise de la rive gauche du Rhin en octobre. 1795 voit Pichegru échouer devant Mayence, au grand dam de Kléber qui démissionne suite aux échecs successifs des armées du Rhin en Allemagne du sud.

Fin 1797 il rencontre Bonaparte à Paris. Il prépare le projet de débarquement en Angleterre, puis participe à l'expédition d'Egypte. Il emporte la bataille d'Alexandrie en juillet 1798 puis la bataille du Mont Thabor qui lui permet de pacifier la Galilée. Le retour précipité de Bonaparte en France le laisse déçu et amer, mais il accepte le commandement suprême des troupes françaises d'Egypte (Août 1799). Il fait encore face à une invasion turque (Bataille d'Héliopolis 20 mars 1800) et tente d'organiser le pays avant de mourir assassiné par un jeune écrivain public le 14 juin 1800, le jour même où son ami le général Desaix est tué à Marengo.