Monseigneur Ruch, évêque de Strasbourg.

1924 : Herriot - Ruch: le bras de fer.

Amené au pouvoir par le Cartel des Gauches, Edouard Herriot déclare introduire en Alsace-Lorraine l'ensemble de la législation républicaine, signifiant l'abandon du Concordat Napoléonien de 1801: séparation de l'Eglise et de l'Etat, application de la Loi Combe contre les ordres religieux, promulgation de l'école publique et laïque.

Aussitôt Mgr Ruch (évêque de Strasbourg de 1919 à 1945) mobilise les catholiques et l'UPR et toutes les communes à majorité catholique se prononcent contre le projet alors que les conseils municipaux de Strasbourg, Colmar, Mulhouse, Riquewihr, Beblenheim, Bischheim, Bouxwiller, où dominent les protestants, se prononcent pour. Pendant 6 mois se succèdent meetings, manifestations, campagnes de signatures...

Herriot ajourne le projet en février 1925 mais relance une seconde bataille le même mois, celui de l'introduction de l'école interconfessionnelle, rencontrant la même opposition. Painlevé qui lui succède enterre le projet.