Le docteur Ricklin, figure emblématique de l'autonomisme alsacien.

1926 : la Heimatfront et le renouveau autonomiste.

Remis en selle par la politique Herriot, le mouvement autonomiste lance un tonitruant manifeste en faveur d'une autonomie législative et administrative de l'Alsace Lorraine "dans le cadre de la France". Partisans du maintien du Concordat et du système scolaire, les 100 signataires (56 Bas- Rhinois, 27 Mosellans, 17 Haut - Rhinois) exigent le retour à l'allemand, une administration dirigée uniquement par des autochtones, le développement de la législation sociale de l'ancien occupant... Occasion pour l'ancien président autonomiste du "Landtag d'Alsace-Lorraine", Eugène Ricklin, de refaire surface et de fonder la "Heimatbewegung" qui rédige le manifeste.

Rapidement l'UPR prend ses distances vis-à-vis du Heimatbund, d'autant plus que de nombreux signataires sont des anciens de l'aile autonomiste de l'UPR: les abbés Xavier Haegy, Fashauer et Gromer, Joseph Rossé, Herbert de Wissembourg, Michel Walter... Le garde des Sceaux, Pierre Laval, prend des sanctions contre les signataires qui sont fonctionnaires.

En septembre 1927 est créé le parti autonomiste d'Alsace-Lorraine à Strasbourg, dont le secrétaire général est Karl Roos. En novembre, le parti fusionne avec le "Bloc de l'opposition" du Baron Claus Zorn de Bulach, violemment anti-français et donne naissance au "Parti régional indépendant" qui dispose de deux organes de presse, la "Volksstimme" et la "Wahrheit". Ces journaux sont rapidement interdits. En décembre, La police arrête une certain nombre de militants autonomistes: l'abbé Fashauer, Paul Schall, René Schlaegel, Charles Philippe Heil, Conrad Schneider, Thomann, Hertling, Joseph Rossé, le baron Zorn de Bulach...