Le docteur Ricklin, figure emblématique de l'autonomisme alsacien.

1928 : le procès de Colmar.

En avril 1928, Les élections législatives donnent les résultais suivants: 10 UPR dont Rossé en prison; 2 socialistes (dont Peirotes), 1 communiste (Mourer), 1 démocrate, 1 autonomiste radical-socialiste, 1 autonomiste (Ricklin, en prison).

Le 1 mai s'ouvre à Colmar le procès des autonomistes: ils sont 21, dont sept sont en fuite. Le procès est d'ampleur nationale, l'accusation défendant la thèse du complot et soupçonnant les autonomistes de vouloir à terme rattacher l'Alsace à l'Allemagne. Le 28 mai, le verdict tombe: Ricklin, Rossé, Fashauer et Schall sont condamnés à 1 an de prison et à 5 ans d'interdiction de séjour. Les autres sont acquittés au bénéfice du doute. L'élection de Ricklin et Rossé est invalidée.

Le 23 juillet, Mr Gaston Doumergue gracie les quatre condamnés.

Quant aux sept accusés absents ou en fuite, il sont condamnés à de lourde peines: 20 ans pour René César Ley, 15 pour Karl Roos, Robert Ernst, Emile Pinck, 10 ans pour Schmidlin, le pasteur Hirtzel et Eugène Zadok. Roos vient se livrer, mais sera acquitté lors d'un second procès, le 22 juin 1929. Il finira fusillé à Nancy le 7 février 1940 en tant qu'agent travaillant pour la Gestapo.