Le nouveau conseil de la ville de Strasbourg, présidé par un alsacien autonomiste, germanophile et nazi : le " Doktor " Robert Ernst.

1939 : de l'évacuation à la drôle de guerre...

Le 2 septembre 1939, 374 000 Alsaciens habitant 172 communes sont évacués de la ligne Maginot: les habitants des 106 communes du Bas Rhin se retrouvent en Dordogne, Haute Vienne et Indre; ceux des 66 communes du Haut Rhin en Landes, Gers et Lot et Garonne. La plupart (320 000) reviendront à partir d'août 1940.

Au même moment, 17 autonomistes alsaciens et lorrains sont arrêtés et emprisonnés à Nancy, soupçonnés de connivence politique avec l'Allemagne hitlérienne. Ils rejoignent Karl Roos, arrêté depuis le 4 février, et qui sera fusillé pour haute trahison.

Transférés dans le sud de la France, ils seront recherchés après la défaite par l’Abwehr, hébergés dans un hôtel aux Trois Epis et fêtés comme "Martyrs de Nancy": parmi eux Marcel Sturmel, député d'Altkirch, J.P. Mourer, député, l'abbé Brauner, directeur des Archives municipales de Strasbourg, Joseph Oster, directeur des Hospices civils, René Hauss, ancien député de Haguenau, Paul Schall, René Schlegel, Hermann Bickler, Rudi Lang, Edmond Nussbaum, Pierre Bieber, Jean Keppi, Joseph Rossé, Camille Meyer...

Ils deviennent d'inconditionnels nazis et réclame au Fuhrer l’annexion pure et simple.