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Strasbourg: vue de la terrasse de la cathédrale: on distingue la place Gutenberg avec la chambre de commerce, l'église saint Thomas, l'hôtel du département, la faculté de médecine...

Strasbourg

Métropole régionale, capitale de l'Europe depuis 1949, phare de l'Humanisme Rhénan au XVIè, Strasbourg possède d'innombrables atouts: celui d'une extraordinaire diversité culturelle au confluent du monde latin et français et du monde germanique. Situation dont la ville a su au cours de l'histoire, à l'instar de toute la province, admirablement tirer parti malgré les vicissitudes et les déchirements de l'histoire; ceux, ensuite d'une université florissante, des pôles de recherche, une vocation européenne incontestable, une (protestante, catholique, israélite, diversité culturelle entre ses communautés religieuses musulmane...), une infrastructure économique solide et un patrimoine artistique de premier ordre.

Histoire :

Antiquité

A l'endroit où le Rhin resserre son cours et où l'Ill forme un chapelet d'îles au milieu des marécages, les Romains de Claudius Nero Drusus installent en 12 avant notre ère un castrum devant assurer la sécurité sur la frontière nouvellement établie: Argentoratum. C'est la IIé légion qui se charge du travail. Le camp ressemble à tous les camps militaires romains avec son decumanus et son cardo, ses remparts, son quartier général et ses lieux de culte.

A l'ombre de ses murs s'installent des civils. Vers 75 la IIIè Légion Augusta y prend ses quartiers pour deux siècles. Argentoratum n'est alors plus à la frontière, les Romains ayant conquis les "Champs Décumates" et construit le "Limes". Le camp est agrandi et fortifié, la cité devient centre d'approvisionnement militaire et poste administratif. Cela ne l'empêche pas d'être victime de révoltes, guerres civiles, incursions barbares: elle sera détruite 6 fois durant sa période romaine.

Dès le IVè, Germains et Francs se font pressants et il faut le talent militaire de Julien, le futur empereur "Apostat", pour repousser une première invasion germaine en 357 par la victoire de Hausbergen, emportée sur Chnodonar. Une autre invasion plus pacifique se répand dans la région, le christianisme, qui donne à Strasbourg son premier évêque, Saint Amand (Attesté en 346). La victoire de Julien n'est qu'un répit.

En décembre 406 un véritable raz de marée germain envahit le pays. Les Alamans s'installent en Alsace mais ignorent la ville, ruinée au printemps et à l'automne 451 par des hordes d'Attila. La ville devient un îlot gallo-romain, groupée autour de son évêque.

Haut Moyen Age

En 496, les Francs installent à Argentorate un évêque Franc, Arbogast, consacrant la victoire du christianisme et la prééminence de "Strateburgum", nouvelle désignation alémanique de la "ville au croisement des routes". Puis les renseignements restent épisodiques pendant longtemps: on sait que la ville est tenue par les évêques qui l'agrandissent (vers 720), fondent des monastères (Saint Thomas par Adeloch vers 820), y accueillent les souverains Mérovingiens.

C'est à Strasbourg qu'est prononcé en 842 le fameux serment, premier témoignage écrit de la langue romane scellant l’union de deux des fils de Louis le Débonnaire, Charles le Chauve et Louis le Germanique contre leur frère Lothaire. La ville devient l'enjeu de la lutte entre Carolingiens français et Carolingiens germaniques et c'est finalement Otton "Le Grand" qui en 962 l'intègre dans le Saint Empire Romain Germanique pour plus de sept siècles. Il confirme la suprématie de l'évêque qu’il a lui-même imposé et qui peut battre monnaie. La ville est bien tenue par le clergé qui y administre 7 églises et couvents, soutient puis concurrence l'évêque au sein du "chapitre" de 24 chanoines. La ville est encore agrandie au XIè, mais ne compte guère que 4 à 5 000 âmes.

Le Moyen Age

Maître spirituel et temporel, l'évêque prend rang de prince et les chanoines se recrutent souvent dans la noblesse, noblesse laïque qui elle-même se développe dans la cité... Les habitants supportent de plus en plus mal la tutelle de leur seigneur évêque: en 1130 un premier statut municipal doit édicter les obligations et devoirs des strasbourgeois vis-à-vis de leur évêque!

En 1015 l'évêque Wernher de Habsbourg lance le chantier de la nouvelle cathédrale de Strasbourg sur la base d'un ancien édifice carolingien dévasté par le feu. Ce chantier donne un véritable essor à la ville qui triple sa population en un siècle. En 1199, l’évêque Conrad de Hunebourg, dans la lutte pour la succession Impériale, se prononce contre Philippe de Souabe: le futur empereur assiège la ville qui préfère se rendre. On parle alors d'un premier "Rat", un conseil. Sans doute celui-ci a t-il obligé l'évêque à déposer les armes et contrecarré ses projets politiques. Désormais la noblesse et la bourgeoisie naissante s'opposent de plus en plus à leur seigneur, cherchant souvent l'alliance du Chapitre, lui-même en lutte contre l'évêque. Un conseil qui décide des impôts et de la justice est ouvert à des échevins issus de la noblesse et de la bourgeoisie. Entre temps, la ville se renforce d'une nouvelle enceinte et une foule d'artisans, ouvriers, commerçants développent la puissance de la cité, autour du chantier de la nouvelle cathédrale, l'édifice de Wernher ayant encore été détruit par un incendie en 1175.

En 1254, en pleine vacance du pouvoir impérial (Le Grand interrègne), la ville fait alliance avec les villes libres rhénanes, ce que l'évêque Henri de Stahleck et son successeur, le bouillant Walter de Géroldseck (1260-1263) voient d'un mauvais oeil. Walter décide de mettre la ville au pas. Le litige se règle sur le champ de bataille de Hausbergen le 8 mars 1262. L'affaire fera 70 tués côté évêque qui perd le contrôle de la ville et dit-on, meurt de rage en 1263... Cette bataille n'est qu'une étape, car les bourgeois, force économique de la ville, veulent aussi se libérer de la tutelle insupportable de la noblesse strasbourgeoise, que la victoire sur l'évêque a grisée.

Le Bas Moyen Age

Les bourgeois profitent des rixes internes de la noblesse (Les Zorn, les Müllenheim) pour les éliminer du pouvoir ("Geschölle" du 20 mai 1332). La ville se dote le 17 octobre 1334 d'une nouvelle constitution écrite sur un parchemin, le "Schwoerbrief" à laquelle elle prête serment chaque année devant la cathédrale.

Survient la terrible peste de 1348 -1349 qui ravage la ville et a pour conséquence principale le massacre des Juifs, accusés de l'épidémie: le 14 février 1349, 900 membres sur les 2 000 que compte la communauté israélite sont passés par le feu. La ville se relève du mal noir, s'agrandit encore de nouveau quartiers (Marais Vert, Krutenau), se repeuple (20 000 habitants avant la peste 18 000 vers 1444), et fixe sa constitution définitive de ville libre, constitution d'une redoutable complexité avec son Conseil, son Ammeister, ses "Stettmeister"... Cette "démocratie", est de fait une "ploutocratie" où les familles bourgeoises se cooptent. La ville est en effet très riche, une des plus prospères du bassin rhénan: sa richesse est basée sur le commerce: vins, draps, céréales, cuirs, argent. La création en 1388 d'un pont à péage sur le Rhin, le seul en aval de Strasbourg pendant deux siècles, amplifie encore l’importance et la richesse de la ville. Elle investit et s'approprie des vignes, des terres (Illkirch, Wasselonne, Marlenheim, Herrenstein...), des droits sur le commerce.

Signe de cette opulence, la puissante corporation des Bateliers, ainsi que les troupes mercenaires que la ville s'offre durant les conflits, souvent des Suisses. Strasbourg se remplit d'églises, de couvents, d'ordres religieux qui favorisent son rayonnement culturel et spirituel. Elle attire les grands penseurs du temps: Maître Eckart et Tauler, les grands mystiques, Merswin, Albert le Grand, Geiler de Kaysersberg, Erasme de Rotterdam... Symbole de cette opulence, la Cathédrale, achevée en 1439, domine de sa flèche de 142m tous les autres édifices de la chrétienté en Occident.

Renaissance : l'Age d'or

Cette opulence permet à l'Humanisme de rayonner; d'abord par le développement prodigieux de l'imprimerie dans la ville après le départ de Gutenberg. Mentelin imprime en 1461 la première Bible à Strasbourg. Puis viennent à Strasbourg les têtes pensantes de l'humanisme: Wimpfeling, Beatus Rhenanus, Thomas Murner, Sébastien Brand qui publie sa célèbre "Nef des Fous", Martin Bucer, Jacques Sturm de Sturmeck, le plus grand Stettmeister que la ville ait connu, Jean Sturm, le pédagogue qui créé le "Gymnase"...

S'ouvrant à l'humanisme, la ville s'ouvre aux idées nouvelles. Trop content de contrer les ambitions épiscopales et l'insolence cléricale très souvent doublée d'une vie scandaleuse, le magistrat s'ouvre aux idées de Luther, décide de la nomination des desservants des paroisses et finit par interdire la messe en 1529. Bucer et Zell organisent la Réforme, font fermer et séculariser les couvents en 1538. La ville adhère à la ligue de Smalkade et défie Charles Quint. Mal lui en prend: l'empereur écrase la ligue à Mühlberg en 1547, et il faut tout le talent d'un Sturm pour éviter à la ville le pire: il calme la vindicte impériale, fait comprendre à ses concitoyens que la ville ne peut se mesurer avec l'armée impériale, accepte le rétablissement de la religion catholique et l'exil forcé de Bucer en Angleterre. Le magistrat récupérera la cathédrale en 1566.

Le XVIIè : Réunion

Survient le spectre de la guerre. Strasbourg a échappé derrière ses murs à la violence des Rustauds. Elle n'échappera pas à la guerre de Trente Ans qui scelle son sort. Déjà, fin du XVIè, l'intolérance entre dans ses murs: Influencé par Marbach et Pappus, le Magistrat interdit le calvinisme et ferme la paroisse française. Suivent quelques sévères faillites économiques amplifiées par les invasions du territoire alsacien. La ville reste neutre mais accepte que les Suédois passent son pont pour aller ravager l'Alsace en 1632. Elle accueille derrière ses puissants murs la population des environs et se recroqueville sur elle-même, tentant désespérément de survivre, matériellement et politiquement.

Le traité de Munster de 1648 prolonge l'ambiguïté de sa situation. Le roi de France, nouveau maître du jeu, voit d'un mauvais oeil l'indépendance de la ville qui grâce à son pont, peut offrir une voie d'invasion à l'ennemi Impérial. La politique royale est faite de menaces et de flatteries, mais son objectif est clair: Strasbourg sera française, et le sort de la ville ne dépend plus d'elle. En 1672, les Français de Turenne incendient le pont, aussitôt reconstruit. En 1674, les Impériaux l'occupent, passent le Rhin, battent Turenne à Entzheim avant d'être défaits à Turckheim. En 1678 une garnison impériale de Hongrois s'installe en ville; les Français de Condé réagissent, prennent et incendient Kehl et occupent le pont.

La paix de Nimègue décide du sort de la ville. Le 27 septembre 1681 elle est assiégée par les troupes du Roi. Le 30, elle se rend, sûre de faire respecter son statut de ville libre. En quelques années, elle va perdre tous ses privilèges. Vauban en fait une place forte; la cathédrale est rendue au culte catholique; les Protestants essuient menaces et pressions et sont soumis à une politique de conversion; la ville perd le privilège de frapper sa propre monnaie et l'administration royale prend le pas sur l'administration municipale...

Le XVIIIè

Cependant, l'installation d'une administration française et surtout d'une cour épiscopale entièrement gagnée à la cause royale donne une nouvel essor à la ville dont le palais épiscopal des Rohan et l'hôtel Klinglin (Préfecture) sont les symboles: l'ancienne bourgeoisie d'affaire protestante se voit concurrencée par des hauts fonctionnaires, un haut clergé nobiliaire, de nouveaux ordres religieux...

Au XVIIIè, Strasbourg devient le phare de la présence française sur le Rhin: son université attire les étudiants de l'Europe germanique et propage la culture française outre Rhin. De prestigieux étudiants, tels Goethe, Herder, Maetternich s’installent et se forment sous la férule de professeurs non moins prestigieux comme Oberlin, Koechlin, Schweighaeuser, Koch... La ville attire aussi les grands noms des lumières: Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, qui s'installe un certain temps à Kehl pour y publier l'oeuvre de Voltaire...

En même temps se développe un nouvel artisanat dont la faïencerie et la porcelaine (Hannong) sont les fleurons, et s'implantent les premières petites industries. La ville double sa population et passe de 25 000 habitants en 1681 à 50 000 en 1789 en attirant particulièrement des immigrés de religion catholique. Chaque confession est bientôt d'égale importance. Mais, devenue ville royale, l'ancienne République voir s'accentuer dangereusement le déséquilibre entre la nouvelle aristocratie catholique riche rejointe par la bourgeoisie d'affaires protestante et la population de manouvriers et petits artisans dont une importante partie forme un sous prolétariat souvent réduit à la mendicité.

Les révolutions

La Révolution est perçue avec suspicion, mais bientôt elle trouve ses partisans dans la ville. Le 21 juillet l'hôtel de Ville est pillé et le Grand Conseil supprimé. La ville verra défiler la garde nationale, l'armée du Rhin, Rouget de l'Isle qui chante la marseillaise le 26 avril 1792 dans les salons du Maire Dietrich, la guillotine qu'alimente l'ancien moine défroqué Euloge Schneider aux ordres de Saint Just et Lebras (Octobre-décembre 1793). Les relations interconfessionnelles restent tendues, la Révolution touchant essentiellement le clergé catholique.

Le Concordat signé par Napoléon ramène la liberté de culte ainsi que la stabilité politique. Strasbourg en profite pour développer une activité commerciale importante grâce à l'activité débordante du préfet Lezay Marnézia. Joséphine fait de fréquents séjours à Strasbourg et décide la construction de l'Orangerie.

Après l'empire, une longue période de paix permet à la ville de s'épanouir encore (Disparition du canal des Tanneurs, des petites boucheries, réalisation de quais pavés, de halles couvertes, de l'éclairage au gaz, apparition du chemin de fer en 1841...) Perturbée par la révolution de 1848, la ville n'en continue pas moins de prospérer doucettement, à l'image du régime, qu'il soit républicain ou impérial. Nul ne fait attention au mouvement qui de l'autre coté du Rhin forge peu à peu à partir de la Prusse, la nouvelle puissance allemande.

Reichsstadt

Les premiers jours d'août 1870 apportent la guerre et la défaite en Alsace du Nord. Le 8 août 1870, le général Uhrich, commandant de la ville, refuse de se rendre aux Prussiens. Pendant 50 jours, la ville subit le plus terrible bombardement de son histoire: dans la nuit du 24 août, la Bibliothèque s'enflamme. l'Hortus Deliciarum et d'autres trésors incomparables s'envolent en fumée. L'Aubette, le Gymnase, le Temple Neuf, le Musée de peintures et de sculptures, puis la Cathédrale (le 25 août) sont la proie des flammes. Le 28 septembre Uhrich se rend. La ville est en ruine: 300 tués, 1 800 blessés, 600 maisons détruites... lourd bilan. Sans compter que la ville est annexée avec toute l'Alsace, hormis Belfort.

Si politiquement la période 1870-1914 est un pis-aller pour la ville, économiquement, elle va connaître une période d'expansion sans précédent: les anciennes fortifications sont démantelées et la ville triple sa superficie. Un nouveau plan d'urbanisme est réalisé, devant créer une véritable ville impériale. Ainsi sont édifiés avenues, palais, maisons, édifices publics dans un style "Wilhelminien", faisant de Strasbourg la seule ville actuelle présentant encore ce type d'architecture monumentale urbaine: Palais Impérial (Palais du Rhin), Palais des Députés (Conservatoire de Musique et Théâtre), Palais Universitaire, Bibliothèque nationale, Palais de Justice, gare, église saint Paul, église saint Maurice, église saint Pierre le Jeune catholique... Conséquence: la population passe de 81 000 habitants en 1871 à 178 000 en 1910.

En même temps, la législation sociale mise en place par les Allemands est avantageuse pour tout le pays, (Sécurité sociale) qui la conservera d'ailleurs en partie après son retour à la France. Retour qu'amorce le premier conflit mondial dont la ville n'aura pas à souffrir.

Le XXè

Le 22 novembre 1918, après quelques jours d'insurrection bolchevique, la ville accueille avec enthousiasme les troupes françaises qui consacrent le retour à la mère patrie. Ce retour sera malheureusement gâché par les erreurs de l'administration française ne connaissant rien ou feignant d'ignorer le particularisme de l'Alsace.

Aussi s'ouvre une période politique difficile, marquée par la montée de l'autonomisme qui s'alliera avec le communisme entre 1929 et 1939. Strasbourg devient une ville de garnison et voit s'envoler les espoirs économiques que sa libération avait laissé entrevoir. La montée et l'influence du nazisme vont radicaliser les positions autonomistes et finir par les discréditer totalement.

Avec la guerre qui survient, la ville est entièrement vidée de ses habitants qui sont évacués dans le sud-ouest. C'est une ville fantôme que prennent les troupes nazies le 19 juin 1940, pour en faire un territoire annexé et germanisé de force, les habitants revenus. La résistance à la "nazification" s'organisa peu à peu. La ville sera bombardée deux fois par les Américains en 1944, le raid du 11 août étant particulièrement meurtrier (158 tués 3 500 bâtiments touchés...), alors qu'elle ne constitue en rien un objectif stratégique. Leclerc, à la tête de sa célèbre 2è DB, libère la cité par une attaque surprise le 23 novembre 1944. La ville sera encore menacée début 1945 par le contre attaque allemande "Nordwind", qui échoue alors que les divisions SS sont près de La Wantzenau...

Strasbourg aujourd'hui

L'après guerre voit la ville se développer grâce à l'intelligente gestion du maire, Mr Pflimlin, et surtout acquérir une dimension européenne en 1949 quand elle devient le siège du Conseil de l'Europe, première institution parlementaire européenne. En 1958 est édifié le Parlement Européen, lieu des sessions plénières de cette assemblée, bientôt disputé par Bruxelles qui récupère les sessions. Depuis, l'on assiste à une permanente, voire lassante bataille pour que la ville devienne à part entière la "Capitale de l'Europe".

Depuis peu, la ville est devenue le siège de la Cour Européenne des Droits de l'Homme et s'est doté d'un nouvel hémicycle pour les assemblées européennes. En 1989 une nouvelle équipe arrive à la tête de la municipalité, animée par Mme Trautmann. Sa réalisation la plus spectaculaire est la construction d'un moyen de transport moderne et adapté, le Tram. En 2001 un nouveau conseil municipal est élu, conduit par Fabienne Keller.

Métropole régionale, forte de 250 000 habitants (408 000 avec l'agglomération de la CUS ou Communauté Urbaine de Strasbourg), la ville se veut un destin européen, symbole de la réconciliation, de paix et de l'unité. Elle accueille plusieurs organisations européennes. Sa vocation culturelle est marquée par un très important festival de musique contemporaine, Musica, par le seul Théâtre National de Province, par une école d'Art dramatique, un prestigieux opéra, l'Opéra du Rhin qu'elle partage avec Colmar et Mulhouse.

Sa vocation commerciale qui a toujours été le moteur de son expansion est symbolisée par la création du premier World Trade Center en France, l'école du Commerce International, par le second port fluvial de France, le port du Rhin et par son aéroport international d'Entzheim qui se développe chaque année un peu plus. La ville s'est dotée d'une infrastructure hôtelière et d'accueil qui en fait la seconde ville de congrès du pays (Palais de la Musique et des Congrès). Le secteur tertiaire occupe 70% de la population active; l'importance des banques en fait le second centre bancaire français. Trois universités accueillent plus de 31 000 étudiants, alors que la recherche s'est dotée d'importants moyens, particulièrement par la création d'un parc d'innovation de haute technologie à Illkirch (Thomson, Squibb, le géant de la pharmacie américaine). Le secteur industriel accueille quelques grandes entreprises comme la Général Motors, Strafor, Kronenbourg, Kraft Jakobs Suchard, Promotrans...

Info pratique :

Altitude 143 m. - 264 098 habitants
7ème ville de France (451 223 hab. avec la Communauté Urbaine de Strasbourg, recensement 1999)

MAIRIE
01, place de l'Etoile
67000 STRASBOURG
Tél. 03 88 60 90 90
www.mairie-strasbourg.fr

OFFICE DE TOURISME
17 Place de la Cathédrale
Tél. 03.88.52.28.28
Fax: 03.88.52.28.29
Email : otsr@strasbourg.com
http://www.strasbourg.com -
4 bureaux d'accueil :
- place de la Cathédrale
Tél. 03.88.52.28.28 (ouvert tous les jours, toute l'année)
- place de la Gare
Tél. 03.88.32.51.49
- Pont de l'Europe
Tél. 03.88.61.39.23
- Aéroport
Tél. 03.88.64.50.15.

FOIE GRAS
Foie Gras Georges BRUCK
11, rue Mercière
Tél. 03 88 32 00 04
Foie Gras Jean LUTZ
5, rue du Chaudron
Tél. 03 88 32 00 64
Georges BRUCK
7, rue Friesé B.P. 139
Tél. 03 88 32 62 62
La Boutique du Foie Gras
6, rue Friesé
Tél. 03 88 32 28 42

MANIFESTATIONS
Mi-janvier : Carrefour Européen de l'Antiquité et de l'Art
3ème week-end de janvier : Festival Européen du Disque
Début février : ST'ART, Salon d'Art Contemporain
Début mars : Salon de la Moto
Début mars : Salon des Caves Particulières
Mi-mars : Carnaval de Strasbourg
3ème week-end de mars : Salon Franco-allemand du Tourisme et des Loisirs "TOURISSIMO"
Fin mars ou début avril : Maisons de Printemps
Avril : Eurobière (une année sur deux)
Juin : Festival International de Musique
Mi-juin à mi-juillet : Foire Saint-Jean
Début juillet : Festival de Jazz
Juillet-août : Concerts et spectacles folkloriques français et étrangers gratuits.
Juillet-août : Son et Lumière en la cathédrale
1ère quinzaine de septembre : Foire Européenne
Mi-septembre-début octobre : Musica, Festival des Musiques d'Aujourd'hui
Novembre : Jazz d'Or
Mi-novembre : Forum du Cinéma Européen
Décembre : " Strasbourg, capitale de Noël " autour du marché de Noël.

MARCHES
Marché aux puces/brocante : les mercredis et samedis : rue du Vieil-Hôpital, rue des Bouchers et Place de la Grande Boucherie
Marché aux livres : les mardis, mercredis et samedis : rue et place Gutenberg, rue des Hallebardes
Marché des producteurs : les samedis : Place du Vieux Marché aux Poissons
Marchés : les mercredis et vendredis : place Kléber, les mardis et samedis : boulevard de la Marne.

ADRESSES UTILES
AEROPORT INTERNATIONAL DE STRASBOURG-ENTZHEIM
Route de Strasbourg
67690 ENZTHEIM
Tél. 03.88.64.67.67

PORT AUTONOME DE STRASBOURG
15 rue de Nantes
67100 STRASBOURG
Tél. 03.88.84.13.13 - Fax 03.88.84.33.13.

LIENS:
www.mairie-strasbourg.fr
www.strasbourg.com/indexf.html
www.sdv.fr/strasbourg
www.visiter-strasbourg.com
www.musee-strasbourg.org/F/art_mod.html
www.ot-strasbourg.fr
www.bisbigliando.com/percussions.htm
www.strasbourg.com/museezoo
www.spectacles-publications.com/strasbourg
www.oeuvre-notre-dame.org
www.velo-strasbourg.com/suite.html
www.e-strasbourg.com

A voir :

Cathédrale: histoire
Cathédrale: l'extérieur
Cathédrale: l'intérieur
Place de la Cathédrale
Place du château
Quartier de la Douane
Saint Thomas
Petite France
Barrage Vauban
Place Kléber
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