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ObjectLa brasserie Fischer à Schiltigheim à la fin du siècle dernier.

La bière d'Alsace

HISTOIRE

C’est vers 1260 qu’Arnold, maître brasseur, installe une brasserie à Strasbourg, près de la cathédrale. Dix ans plus tard, la ville compte 7 brasseries qui au fil du temps émigrent dans toute l’Alsace: d’une cinquantaine en 1789, la région en compte plus de cent en 1850. A ce moment, certains brasseurs cessent de brasser et ne font que vendre la bière dans leurs débits. Ainsi naissent les brasseries - débits de boisson. A partir de 1870, la concurrence des bières allemandes oblige les brasseries – fabriques à installer un peu partout leur propres brasseries - débits.

Changement radical dans les années 1960-70: dans le Haut Rhin, les brasseries disparaissent (Lutterbach, Colmar) et dans le Bas Rhin la concentration industrielle limite les brasseries à une dizaine. Aujourd’hui l’Alsace est la première région brassicole de France avec 40% de la production nationale. Cette production est principalement concentrée à Schiltigheim (Schutzenberger, Adelshoffen, Fischer, Gruber, Heinecken), Strasbourg (Kronenbourg), Obernai (Kronenbourg) et Hochfelden (Météor). Dans le reste de la région existent encore de rares brasseries, comme la Brasserie Rinckenberger à Bischwiller la Karls-Brau à Saverne ou la brasserie de Saint Louis...

Cependant depuis peu, un renouveau s'amorce: la région voit refleurir nombre de micro - brasseries qui tentent, souvent avec bonheur, de revenir aux sources de l'art brassicole traditionnel et qui servent leur propre production dans des brasseries ou des bars à bière où la convivialité règne en maîtresse...



FABRICATION

Pour créer une bonne bière, il faut veiller à la qualité de ses 4 composants: malt, houblon, eau, levures. Le houblon intervient en faible quantité, mais sa culture et sa récolte sont spectaculaires. En Alsace, il a été introduit au XIXè, principalement dans la région du Kochersberg et de Haguenau. On utilise uniquement la fleur femelle de la plante pour «amériser» la bière.

Le malt est le résultat d’une transformation naturelle mais accélérée des grains d’orge: une enzyme agit sur l’amidon et le transforme en maltose. Quant à l’eau, elle est un élément essentiel: il faut huit litres d’eau pour un litre de bière. Le choix de l’implantation des brasseries est (où était) commandé par la qualité de l’eau de la nappe phréatique: la qualité de la bière en dépend.

La fabrication de la bière est un processus qui comprend 4 étapes: le maltage (germination puis arrêt rapide de la germination par chauffage), le brassage (concassage, extraction de la mouture, filtrage du moût, cuisson, houblonnage et refroidissement), la fermentation et le conditionnement.

Modernité oblige, le marché de la bière s’est adapté et a diversifié sa production comme les bières à extraits de fruits, les panachés et toutes sortes d’autres boissons dérivées...



DEGUSTATION

En matière de bière, on ne saurait imposer de goût. Celle d’Alsace à une teneur d’alcool faible (autour de 4°), et ses goûts varient en fonction des marques, mais aussi au sein d’une marque qui a ses bières spéciales: «1664», «Jubilator», «Schutz 2000» «La Cuivrée» ou qui produit des bières selon la saison comme les «Bières de Mars» ou les «Bières de Noël»...

Depuis quelques années de remarquables efforts ont été faits pour retrouver le goût typique des bières d’Alsace. Pour déguster une bonne bière d’Alsace il faut choisir hors des bières communes, fades et plates, car volontairement passe partout.

Grand débat, toujours remis sur le tapis: Canette ou pression? Chope de grès ou verre? il est vrai qu’un bonne pression, servie au comptoir à température entre 6 et 8°, dans un verre perlé de buée, et accompagnée d’un bretzel bien frais... ou à table, accompagnant une choucroute...

Il faut enfin mentionner un apéritif spécifique à l’Alsace: l’amer-bière. C’est un mélange de bière et d’amer Picon que d’aucuns aromatisent avec un filet de sirop de citron.